Hommage à La rumeur avec ce titre évocateur de l'après, le jour d'après. Celui de la mort politique des Ben Ali/Trabelsi et l'avènement d'un nouvel ordre. Certains vont dire que la politique n'existait pas au temps de Ben Ali. C'est mal connaître le personnage et sa capacité de mener à la baguette les uns et les autres, car qu'est ce que la politique si ce n'est la pratique du pouvoir, même autocratique.
Aujourd'hui l'échiquier politique a repris des airs d'années soixante, avec des décideurs issus du sérail, des opposants historiques, face à un peuple qui se balance entre une pseudo-élite qui a déjà très bien intégré l'occident et chantonne à tue-tête la démocratie naissante et une jeunesse révoltée qui n'en a cure des notions post guerre froide de social démocratie et autres fumisteries.
Le champ est donc libre à ceux à qui Ben Ali avait reprit le pouvoir pour achever leur vengeance. Après une humiliation d'une vingtaine d'années les voilà entrain de remettre la main sur leurs anciens acquis et appeler à l'apaisement et à la reprise de la marche vers le progrès tant promise. Ils nous parlent de justice mais aucunement du jugement de nos bourreaux. Combien sommes nous encore à penser à Ben Ali qui dans sa prison dorée profite d'une retraite agréable? Ils nous ont jeté un futile mandat d'arrêt à la figure comme on jetterait un os à un chien. Rangez votre frein et rongez votre os nous disent ils et puis faites nous confiance, si on ne veut pas le ramener dans le pays c'est qu'on œuvre pour l'apaisement. Car quoi de pire que plus d'incertitude dans ce climat d'instabilité.
Dans l'instabilité qu'ils dénoncent je vois une opportunité, voir des opportunités pour changer le cours de choses et la justice qu'on a choisit est peut être imparfaite mais on a choisit de l'assumer avec ses imperfections. Le coffre fort que Ben Ali nous a laissé, reste donc aux mains de ceux qu'il a chassé du pouvoir tout au long des trente dernières années.
J'avoue avoir toujours ressenti une profonde haine contre cette noblesse tunisoise qui a tant manipulé en coulisse, tant accaparé les maigres richesses de cette Tunisie et qui s'est soudain muée en défense de la veuve et de l'orphelin...A quand une exposition de Mme Yasmine Besson en plein Tunis et un article de la presse locale élogieux devant tant de talent et de raffinement. A quand le retour de l'enfant prodigue Elyes Jouini, expert malheureux en développement non reconnu par les masses incultes de son propre pays...L'hiver est propice aux révolutions dans ce pays, le printemps tunisien restant triste et morne.
Aujourd'hui l'échiquier politique a repris des airs d'années soixante, avec des décideurs issus du sérail, des opposants historiques, face à un peuple qui se balance entre une pseudo-élite qui a déjà très bien intégré l'occident et chantonne à tue-tête la démocratie naissante et une jeunesse révoltée qui n'en a cure des notions post guerre froide de social démocratie et autres fumisteries.
Le champ est donc libre à ceux à qui Ben Ali avait reprit le pouvoir pour achever leur vengeance. Après une humiliation d'une vingtaine d'années les voilà entrain de remettre la main sur leurs anciens acquis et appeler à l'apaisement et à la reprise de la marche vers le progrès tant promise. Ils nous parlent de justice mais aucunement du jugement de nos bourreaux. Combien sommes nous encore à penser à Ben Ali qui dans sa prison dorée profite d'une retraite agréable? Ils nous ont jeté un futile mandat d'arrêt à la figure comme on jetterait un os à un chien. Rangez votre frein et rongez votre os nous disent ils et puis faites nous confiance, si on ne veut pas le ramener dans le pays c'est qu'on œuvre pour l'apaisement. Car quoi de pire que plus d'incertitude dans ce climat d'instabilité.
Dans l'instabilité qu'ils dénoncent je vois une opportunité, voir des opportunités pour changer le cours de choses et la justice qu'on a choisit est peut être imparfaite mais on a choisit de l'assumer avec ses imperfections. Le coffre fort que Ben Ali nous a laissé, reste donc aux mains de ceux qu'il a chassé du pouvoir tout au long des trente dernières années.
J'avoue avoir toujours ressenti une profonde haine contre cette noblesse tunisoise qui a tant manipulé en coulisse, tant accaparé les maigres richesses de cette Tunisie et qui s'est soudain muée en défense de la veuve et de l'orphelin...A quand une exposition de Mme Yasmine Besson en plein Tunis et un article de la presse locale élogieux devant tant de talent et de raffinement. A quand le retour de l'enfant prodigue Elyes Jouini, expert malheureux en développement non reconnu par les masses incultes de son propre pays...L'hiver est propice aux révolutions dans ce pays, le printemps tunisien restant triste et morne.
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